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Médecine esthétique

Injection d'acide hyaluronique

Face à la demande croissante pour des techniques douces de médecine esthétique non chirurgicales, l'acide hyaluronique et les autres produits de comblement permettent de remodeler certaines zones du visage ou de combler rides, sillons et autres dépressions, avec un résultat naturel et discret.

Durée de l'intervention

30 à 45 minutes

Type d'anesthésie

Crème anesthésiante

Temps de récupération

1 à 2 jours

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Le déroulé

Injection d'acide hyaluronique

Face à la demande croissante pour des techniques douces de médecine esthétique non chirurgicales, l'acide hyaluronique et les autres produits de comblement permettent de remodeler certaines zones du visage ou de combler rides, sillons et autres dépressions, avec un résultat naturel et discret.

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Le principe

Face à la demande de plus en plus forte pour des techniques douces de médecine esthétique (non chirurgicales) visant à lutter contre les effets du vieillissement, le nombre et la qualité des matériaux injectables ont considérablement évolué ces dernières années, et leur utilisation est devenue extrêmement fréquente. Il s'agit de produits fluides qui peuvent être injectés, soit pour remodeler certaines parties du visage, soit pour obtenir le comblement de rides, sillons ou autres dépressions du visage.

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Objectifs du traitement des rides

Une séance d'injections peut être réalisée isolément, mais peut aussi préluder ou compléter des techniques médico-chirurgicales de rajeunissement plus radicales, telles que les resurfaçages (peeling, laser, dermabrasion), les blépharoplasties (paupières supérieures et/ou inférieures) ou les liftings. Elle peut aussi être associée à des injections de toxine botulique visant à diminuer le tonus de certains muscles responsables de l'apparition des rides. Une injection de produits de comblement se propose de corriger, par un moyen simple et rapide, certains signes de vieillissement ou disgrâces du visage, en remplissant ou en donnant du volume là où c'est nécessaire. Les corrections les plus fréquemment effectuées se répartissent en quatre catégories : les sillons (sillons naso-géniens de l'aile du nez au coin de la bouche, plis d'amertume de part et d'autre du menton, sillon labio-mentonnier...), les rides et ridules (front, rides du lion entre les sourcils, pattes d'oie au coin des yeux, joues, menton, plissé solaire autour de la bouche), les lèvres (redessiner l'ourlet, les épaissir si elles sont trop fines, ou les rendre plus pulpeuses), et les dépressions ou manques de volume (pommettes, menton, contour mandibulaire, joues, nez, séquelles cicatricielles d'acné, de varicelle ou de traumatisme).

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Ce que les injections peuvent corriger - et leurs limites

Habituellement, ces disgrâces ne disparaissent pas complètement mais sont considérablement atténuées par les injections ; certaines altérations répondent d'ailleurs bien mieux au traitement que d'autres, plus délicates à gérer. De même, la pérennité de la correction est extrêmement variable selon les produits et les patients, mais dans la plupart des cas la correction n'est que temporaire et le traitement doit être renouvelé pour entretenir le résultat. De nombreuses autres altérations peuvent être présentes, mais leur traitement n'est possible qu'avec des techniques médico-chirurgicales plus complexes que de simples injections : c'est le cas notamment de l'affaissement des tissus (par exemple les bajoues) et de l'excédent cutané (par exemple les paupières), qui ne peuvent être corrigés que par la chirurgie esthétique. De même, certaines anomalies cutanées (aspérités, petites cicatrices, taches, micro-ridules, peau fripée) ne sont corrigées que par un resurfaçage (peeling, laser, dermabrasion). Les injections, pratiquées aussi bien chez la femme que chez l'homme, peuvent être réalisées dès 25 ans ; elles sont parfois effectuées bien plus précocement lorsque les disgrâces sont constitutionnelles ou héréditaires, et non liées à l'âge (lèvres, pommettes...).

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Les principes des injections

Le principe de base est l'injection d'un produit fluide dans l'épaisseur de la peau ou dans l'espace sous-cutané, visant à créer un volume de comblement ou d'augmentation. De très nombreux produits sont disponibles sur le marché, bénéficiant du marquage CE ou d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée après de nombreux tests, à l'instar des médicaments. L'offre étant en perpétuelle évolution, il est impossible d'en dresser une liste exhaustive, mais on distingue deux grandes catégories de produits. Les produits biodégradables se résorbent progressivement et complètement : le collagène (Zyderm®, Zyplast®, Résoplast®...), d'origine animale ou synthétique, a une durée de vie de quelques mois et convient bien aux lèvres ; l'acide hyaluronique (Restylane, Perlane, Juvéderm, Hyaluderm, Hylaform...) est l'un des produits les plus utilisés, d'origine synthétique, avec une durée de vie réputée un peu plus longue que celle du collagène ; l'acide polylactique (New-Fill) est également d'origine synthétique, avec une durée de vie de quelques mois. Les produits non biodégradables persistent en revanche pendant plusieurs années, voire indéfiniment : le silicone injectable est interdit depuis 1997 en raison d'effets secondaires parfois désastreux ; l'hydrogel acrylique (Dermalive) et le polyméthacrylate de méthyle (Artecoll) sont des particules synthétiques non biodégradables, véhiculées par de l'acide hyaluronique ou du collagène, avec un risque de granulomes réputé élevé ; le polyacrylamide (Aquamid, Bioalcamid, Outline), plus récent, est censé durer plusieurs années en donnant peu ou pas de granulomes. En cas de correction volumétrique importante (pommettes, menton...) ou chez les patients allergiques, le Dr Anas Gherissi peut discuter de l'intérêt d'une réinjection de graisse autologue (lipofilling).

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Avant les injections

Un interrogatoire précis est réalisé afin de rechercher d'éventuelles contre-indications à certains produits (allergies), de déceler des éléments imposant une prudence particulière (herpès pour les infections labiales et péribuccales), ou de préciser la nature d'éventuelles injections antérieures afin d'éviter certaines associations dangereuses de produits sur un même site. Un examen attentif confronte la demande et les attentes du patient à ce qui est réalisable et à ce qui est illusoire. Les médicaments à base d'aspirine ou d'anti-inflammatoires doivent être évités dans les 3 jours précédant l'injection ; il est également préférable de ne pas boire d'alcool ni de s'exposer fortement au soleil la veille et le jour de la séance.

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L'anesthésie

Les injections se pratiquent habituellement sans anesthésie. Toutefois, pour certains produits un peu plus douloureux, chez certains patients plus sensibles, ou dans certaines zones difficiles (lèvres et pourtour buccal), deux méthodes existent : la crème Emla, appliquée en couche épaisse sur les zones à traiter au moins une heure avant l'injection, qui diminue les sensations douloureuses en surface ; et l'anesthésie locale vraie, obtenue par injection d'un produit anesthésiant en début de séance, seule à assurer une insensibilité totale.

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Le déroulement de l'injection

Selon la zone à traiter, l'ampleur des améliorations à apporter et la nécessité éventuelle d'une anesthésie, la séance d'injection peut durer de 10 minutes à 1 heure. Il existe plusieurs techniques d'injection, et chaque praticien adopte une méthode qui lui est propre, adaptée à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. La quantité de produit nécessaire est extrêmement variable en fonction de très nombreux paramètres et est évaluée le plus précisément possible au préalable. Dans certains cas, il est préférable d'envisager d'emblée une séance de retouche après quelques jours ou quelques semaines afin d'optimiser le résultat.

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Après l'injection

Les six premières heures, il vaut mieux rester au calme, se reposer et s'abstenir de tout effort violent ; il est aussi souhaitable d'éviter autant que possible de mobiliser son visage (mimiques, parole prolongée, rire). Pendant quelques jours, il est préférable d'éviter l'alcool, l'aspirine, les anti-inflammatoires, le soleil et le sauna. Les suites immédiates peuvent être marquées par un œdème et une rougeur cutanée, dont l'importance et la durée sont très variables selon les produits et les individus, mais qui restent habituellement modérés - sans empêcher un retour rapide à une vie socio-professionnelle normale - et disparaissent en un à trois jours ; sur les lèvres, l'œdème, souvent plus marqué, peut parfois durer une bonne semaine. Plus rarement, on peut observer durant les premiers jours, au niveau des points d'injection, une certaine sensibilité de la peau, des démangeaisons, une pâleur cutanée, une hyperpigmentation, ou de petites ecchymoses ponctuelles. Les premiers jours, il peut également exister quelques irrégularités temporaires dues à une répartition inhomogène de l'œdème, ou un aspect d'hypercorrection en relief, qui disparaissent progressivement.

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Les résultats

Un délai de quelques jours est nécessaire pour apprécier le résultat définitif : le temps que le produit s'intègre bien, que l'œdème disparaisse et que les tissus retrouvent toute leur souplesse. Le résultat immédiat après le traitement n'est donc pas le reflet du résultat final. Les injections permettent de corriger les problèmes visés, rectifiant ainsi de façon discrète et naturelle l'aspect vieilli et fatigué du visage. À noter que les injections de comblement, contrairement aux injections de toxine botulique, n'altèrent pas la mobilité des muscles du visage et ne réduisent donc pas les expressions. Habituellement, les disgrâces traitées sont très nettement atténuées par les injections, mais ne disparaissent pas toujours complètement : certaines localisations sont particulièrement difficiles à traiter, et il existe des rides profondes et anciennes qui ne pourront jamais être totalement effacées. La durée d'action est extrêmement variable selon les produits (résorbables ou non), les zones traitées (moins durables sur les lèvres), la technique d'injection, et les patients, en fonction du type de peau, de l'hygiène de vie (stress, tabac, alcool, soleil...) et du degré de perfection recherché. Dans la plupart des cas, la correction n'est que temporaire et le traitement doit être renouvelé après quelques mois ou années pour entretenir le résultat.

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Effets secondaires indésirables possibles

Tout acte médical, aussi minime soit-il, comporte un certain nombre d'incertitudes et de risques. Choisir un praticien qualifié, spécifiquement formé à ces techniques d'injection et sachant sélectionner le produit le mieux adapté à votre cas, permet de limiter ces risques sans toutefois les supprimer complètement, d'autant que la majorité des problèmes potentiels sont inhérents au produit lui-même et aux réactions qu'il peut induire de façon imprévisible. Les réactions allergiques concernent essentiellement le collagène et devraient être évitées par des tests préalables. Des réactions locales post-injection - œdème, rougeur, pâleur, irrégularités, sensibilité, démangeaisons, ecchymoses - restent temporaires. Une poussée d'herpès labial peut survenir chez les sujets prédisposés. Une réaction inflammatoire aiguë ou chronique est possible après une injection secondaire dans une zone ayant déjà reçu d'autres produits, en particulier non résorbables. Les granulomes, bien que rares, constituent la complication la plus classique : de petits nodules indurés, plus ou moins sensibles, parfois visibles et inesthétiques, se présentant souvent en chapelet le long d'une ligne d'injection, correspondant à une réaction inflammatoire localisée pouvant évoluer par poussées ; ils peuvent apparaître de quelques jours à quelques semaines après l'injection. Avec les produits résorbables, ils sont beaucoup plus rares - exceptionnels avec les acides hyaluroniques - et le plus souvent spontanément régressifs en quelques semaines, voire quelques mois pour le collagène. Les granulomes observés avec les produits non résorbables sont en revanche plus fréquents, peuvent apparaître plus tardivement - parfois plusieurs années après l'injection - et sont souvent plus importants et plus durables. Des complications rarissimes ont également été décrites : rougeur persistante pendant plusieurs semaines, abcès ou nécrose cutanée localisés sur un point d'injection. Il ne faut pas dramatiser ni surévaluer ces risques, mais simplement garder à l'esprit qu'une injection de produit de comblement, même apparemment simple puisque non chirurgicale, comporte toujours une petite part d'aléas. Le recours à un praticien qualifié garantit la formation et la compétence nécessaires pour éviter ces problèmes ou les traiter efficacement le cas échéant ; il est important de noter soigneusement la nature du produit injecté, afin de pouvoir en informer un autre praticien qui serait amené à vous prendre en charge ultérieurement.

Vidéo

Vidéo explicative du Dr Anas Gherissi des injections d'acide hyaluronique

Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses

Oui, l'acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans notre peau. Les produits certifiés sont très sûrs et réversibles grâce à l'enzyme hyaluronidase en cas de besoin.

Une crème anesthésiante est appliquée avant le traitement. La plupart des produits contiennent également de la lidocaïne. L'inconfort est généralement très supportable.

La durée varie selon la zone et le produit : 6-12 mois pour les lèvres, 12-18 mois pour les pommettes et le menton, jusqu'à 24 mois pour certaines zones.

De légères ecchymoses ou gonflements peuvent apparaître et se résorbent en quelques jours. Les complications graves sont exceptionnelles avec un praticien qualifié.

Oui, c'est l'un des grands avantages de ce produit. L'enzyme hyaluronidase permet de dissoudre partiellement ou totalement le produit en cas de besoin.