Chirurgie mammaire
Lipofilling mammaire
L'hypotrophie mammaire est une anomalie qui se définit par l'insuffisance du volume de la poitrine, congénitale ou acquise suite à des grossesses successives ou à un amaigrissement.
Le déroulé

L'hypotrophie mammaire est une anomalie qui se définit par l'insuffisance du volume de la poitrine, congénitale ou acquise suite à des grossesses successives ou à un amaigrissement.
Le principe
La mise en place d'implants mammaires pour augmenter le volume de la poitrine était souvent la technique la plus appropriée pour corriger cette anomalie. Au fil des années, d'autres alternatives ont vu le jour, à commencer par le lipofilling mammaire. Cette intervention consiste à greffer de la graisse autologue, prélevée sur différentes parties du corps de la patiente - en particulier celles qui présentent un surplus graisseux.
Focus sur le lipomodelage ou lipostructure du sein
Apparu d'abord comme une technique de chirurgie du visage, puis dans les mastectomies après cancer du sein, le lipofilling est devenu un procédé de chirurgie esthétique du sein à part entière. Son indication était initialement limitée, par précaution, aux patientes de moins de 35 ans sans antécédents familiaux de cancer du sein, la crainte étant qu'il puisse gêner le dépistage. De nos jours, les indications ont été élargies : on sait que les calcifications qu'il peut entraîner sont différentes de celles du cancer du sein, et qu'un dépistage radiologique réalisé par un radiologue expérimenté n'est en rien gêné par la pratique d'un lipofilling mammaire.
Utilisation seule ou combinée aux implants
Le lipofilling des seins peut être utilisé seul ou associé à des implants mammaires, pour une augmentation mammaire dite composite. En cas d'utilisation exclusive, l'augmentation obtenue reste modérée et très naturelle, n'excédant pas un bonnet - une patiente en bonnet A pourra par exemple atteindre un bonnet B, mais pas plus. La patiente doit également disposer d'une quantité de graisse suffisante pour obtenir ce volume, ce qui exclut en principe les patientes très minces. La graisse est prélevée puis préparée - par centrifugation, purification, etc. - afin de réinjecter des adipocytes de qualité, débarrassés du plasma, du résidu huileux, du sang et des autres impuretés. L'intervention est généralement plus longue, et donc plus coûteuse, qu'une augmentation mammaire par prothèses.
Première consultation
La première consultation avec le Dr Anas Gherissi est essentielle : elle permet de cerner votre demande et vos souhaits. L'interrogatoire et l'examen clinique déterminent si l'intervention est techniquement réalisable - notamment en évaluant la quantité de graisse prélevable - et si le résultat attendu est conforme à vos attentes. Un dépistage du cancer du sein par échographie et mammographie est requis avant l'intervention, ainsi qu'à un an de celle-ci. À l'issue de la consultation, un devis, une fiche d'information détaillée et un consentement éclairé vous sont remis afin de réfléchir sereinement à votre décision.
Après l'intervention
L'hospitalisation est de 24 heures en principe, une chirurgie ambulatoire pouvant être envisagée selon les cas ; l'anesthésie est générale dans tous les cas. La graisse est d'abord prélevée, puis, après préparation, injectée dans le sein en moyenne à raison de 250 à 400 ml de graisse purifiée. Une partie de cette graisse (30 à 40 %) se résorbe dans les suites, sur une période d'un à trois mois. L'intervention dure une à trois heures en moyenne, suivie d'un temps équivalent en salle de réveil. Dès le lendemain, un panty est porté pour limiter l'œdème sur les zones de prélèvement, ainsi qu'un soutien-gorge de contention. Les douleurs sont plus marquées sur les zones de liposuccion, et se manifestent au niveau de la poitrine par une sensation de tension comparable à une montée laiteuse ; elles sont parfaitement contrôlées par les médicaments administrés pendant l'hospitalisation.
Suivi post-opératoire et récupération
Les douleurs, variables selon les patientes et la quantité de graisse aspirée, sont généralement modérées et assimilées à des courbatures, plus marquées au niveau des zones lipoaspirées qu'au niveau des seins, et bien soulagées par les antalgiques. Des ecchymoses apparaissent classiquement et persistent 2 à 3 semaines, tandis qu'un œdème constant se résorbe progressivement en quelques mois. La douche avec un savon doux est possible dès le lendemain. Trois mesures préventives contre la phlébite sont systématiquement instaurées : le lever et la marche précoces, le port de bas de contention, et l'injection quotidienne d'un anticoagulant pendant 15 jours. Le port d'un vêtement de contention est recommandé pendant 1 mois pour réduire l'œdème et favoriser la rétraction cutanée des zones lipoaspirées ; des séances de drainage lymphatique peuvent également être proposées pour accélérer la résorption de l'œdème.
Questions fréquentes
Vos questions, nos réponses
Cette combinaison est surtout indiquée chez les patientes très minces ou à peau très fine, chez qui la graisse permet de limiter le phénomène de vagues lié aux implants mammaires. Dans la pratique, peu de patientes sont candidates à ce type d'intervention.
Oui, le résultat est définitif dès lors qu'il n'existe pas de variation pondérale importante. S'agissant de graisse, les adipocytes se remplissent ou se vident en cas de prise ou de perte de poids.
Elles sont minimes : 3 à 4 mm au niveau des zones de prélèvement graisseux, et tout aussi discrètes au niveau des seins.
L'insuffisance de résultat est la complication majeure du lipofilling ; elle est due à une résorption trop importante de la graisse injectée. Elle ne peut être prédite avec certitude, mais certains facteurs comme le tabagisme peuvent l'aggraver. Une seconde intervention peut alors être envisagée si une quantité de graisse suffisante reste disponible.

